Du 9 mai au 22 novembre 2026, « In Minor Keys »
Arsenale
Rencontres avec d’autres oeuvres d’artistes croisés aux Giardini, mais également de nouvelles et certains pavillons nationaux, pour terminer avec celui de l’Italie. Je partage quelques images avec le nom des artistes, puis celleux qui m’ont donné envie d’en savoir plus. La source des renseignements se trouve sur le site de la Biennale.
Kaloki Nyamai est un artiste kenyan. Son travail tente de tisser des liens entre mémoire, savoirs et tensions socio-politiques. Assemblages de cordes, de sisal, de papier journal, de tissus, de transferts photographiques et de fils se superposent et sont assemblés par couture et découpe. Ses panneaux monumentaux laissent apparaître les fils avec lesquelles sont cousues les figures sur la toile.






Venant de Guyane Française, la démarche de Tabita Rezaire tend vers une pratique consistant à « materner » le monde en élaborant une critique de l’hétéro-patriarcat capitaliste blanc colonial. L’oeuvre *Mother Trinity* rassemble Yemaya, déesse de l’océan, Amakaba, la forêt sacrée, et les Mères Terre, Lune et Soleil. Un autel et un soin.





Les personnages de Nick Cave, de la série *Two Points in Time – At Once* s’étendent à l’extérieur et à l’intérieur de l’Arsenale. Ils illustrent les sept étapes du deuil. On les découvre peu à peu durant la visite.







Le brésilien Ayrson Heràclito déploie, dans sa série *Juntó*, la divinité principale est protectrice, accompagnée de la divinité secondaire qui apporte un soutien émotionnel et favorise la sagesse. Il y a 222 couples de divinités Orixàs dessinées. Cette série, accompagnée de poèmes, allie le conceptuel au spirituel.







2500 figurines sur 6 mètres de long , c’est *People’s Desire* (2018) de Sawangwongse Yawnghwe, des familles en exode. Le grand-père de cet artiste né au Myanmar fut le premier président de la Birmanie. Ses tableaux schématiques décrivant, entre autres, les effets de la décolonisation sont dans le chapitre 2 de cette Biennale.



Zhanna Kadyrova représente l’Ukraine avec cette sculpture en béton, un cerf *Origami Deer* (2019). En 2024, il est évacué de la ville de Pokrovsk et parcoure plus de 3000 km jusqu’à Venise en suspension sur le plateau d’un camion. Son trajet fait l’objet d’un film multicanal à l’Arsenal et l’oeuvre, symbolique (vulnérabilité du papier, résistance du béton), est exposée dans l’espace des Giardini.


Plusieurs pavillons nationaux se trouvent sur le site de l’Arsenale. Entre autres, le pavillon de l’Inde avec l’installation *Geographies of Distance: Remembering Home*, a été assemblée par cinq artiste: les œuvres en argile d’Alwar Balasubramaniam, l’incroyable structure en fils de Sumakshi Singh, Ranjani Shettar et ses jardins suspendus, les habitations en papier mâché de Skarma Sonam Tashi, et l’installation en bambou d’Asim Waqif .







Les têtes presque immergées de l’artiste féministe irlandaise Alice Maher, qui nous suivent du regard au bord du canal adjacent à l’Arsenale, *Les Filles d’Ouranos* (1996 ; recréée pour la Biennale Arte 2026).


Et le dernier pavillon, celui de l’hôte, l’Italie, *Tese delle Vergini*. Une installation en deux temps, d’abord les 24 « colonnes » de Chiara Camoni, de hiératiques effigies féminines, et ensuite des installations horizontales présentées comme des dialogues avec le public.









On débouche alors à l’extérieurs, dans le jardin de la Vierge et on quitte l’arsenale, pour de nouvelles visites dans la ville.
A suivre Pavillon du Vatican *The Eyes are the Windows of the Soul*, Anish Kapoor (Palazzo Manfrin), Lorna Simpson (Punta della Dogana), Michael Armitage (Palazzo Grassi), Erwin Wurm (Palazzo Fortuny) …












