Michael Cunningham (1952) § Cinéma

Michael Cunningham (1952)

Ecrivain américain vivant à New York

http://www.michaelcunninghamwriter.com/

images-2Paru en 1995

 L’ascension sociale d’un père émigré grec dans les années cinquante, le rêve de perfection qui obsède la mère,  la difficile émancipation de leurs trois enfants qui essaient, chacun à leur manière, de s’extirper de la gangue dont on les a affublés, d’assumer une identité personnelle qui n’est pas celle du rêve parental et américain et la génération suivante, les deux petits-fils. L’auteur, avec une plume d’une superbe intensité,  retourne la belle photo de famille et nous livre l’envers du décor…

cunningham-les-heuresParu en 1998

New York, années 90, Clarissa vit. Londres, 1923, Virginia écrit. Los Angeles, 1949, Laura lit. La narration de Michael Cunningham est librement reliée au roman de Virginia Woolf  « Mrs Dalloway ». A partir de là, l’auteur nous fait partager une journée de leur vie, leur questionnement existentiel,  leur réalité amère ou douceâtre. Avec sensibilité et finesse, l’auteur investit les pensées de ces trois femmes et rend un sublime hommage au roman de Virginia Woolf.

the_hours1Stephen Daldry en a réalisé l’adaptation cinématographique.

 » Virginia entend des voix, ne supporte pas plus la campagne qu’elle ne supportait Londres, s’absorbe sans fin dans la contemplation d’un oiseau mort. Laura ne sait pas non plus ce qu’elle fait là, dans ce pavillon cosy de L.A., avec ce petit garçon dans ses jupes (son fils), avec ce monsieur aimant qui part au travail le matin (son mari). Clarissa, éditrice, en couple avec une femme, frôle inexplicablement la crise de nerfs et de chagrin en préparant une fête pour son vieil ami-amant idéal, Richard, écrivain malade. (…) Une journée dans la vie d’une femme et toute la vie de cette femme dans une journée, tel est le principe de Mrs Dalloway. Le film progresse à l’identique et, d’une protagoniste à l’autre, parvient à suggérer un réseau serré de rimes, d’échos et de correspondances. Le sujet, c’est quoi ? Bien sûr, The Hours raconte trois émancipations féminines vis-à-vis d’un ordre masculin, fût-il enfantin ou homosexuel, et fût-ce par la mort… » Louis Guichard Télérama

streepMrs Dalloway dit qu’elle se chargerait d’acheter les fleurs.

(…)

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