Cinéma 2018…bof!

Un bilan cinématographique pour ma mémoire personnelle défaillante… Voici la maigre récolte des films vus au cinéma durant cette année. Sur ce site, la liste des films parus en 2018. Décidément, pour moi, le théâtre occupe avec brio le dessus du panier!

« The Square » et « Manifesto » sont mes meilleurs souvenirs. Le premier pour le mélange ironique (sarcastique?) entre humanité et art contemporain, le second pour la performance de Cate Blanchett et la superbe occasion d’entendre ces différents Manifestes des mouvements d’avant-garde.

« Three Billboards » m’a enthousiasmé pour ses comédiens excellents, ses rebondissements inattendus et cette vision du genre humain, tour à tour violemment ignoble, puis empreint de bienveillance, vice aussi bien que versa!

Panahi et ses « Trois visages » m’ont entraîné avec une délicieuse lenteur dans la stupéfaction du dépaysement géographique autant que féministe.

Un assez bon moment avec « Wonder Wheel », pourtant loin d’être un des meilleurs Woody Allen.

« Capharnaüm » m’a plu pour l’émotion qu’il dégage , pour moi, il n’a pas sombré dans le misérabilisme.

Pourquoi suis-je allée voir cette superproduction Disney (dont j’ai oublié le titre)? Assez marrante par ailleurs…ah oui, Spielberg…

« Les chatouilles » est une vraie réussite française, la résilience admirable d’Andrea Bescond.

J’ai trouvé longuette « Une affaire de famille », même si son thème central et sa réalisation sont intéressants.

« Eternity has no door of escape » est une brillante introduction à l’art brut, à conseiller sans modération.

Il me reste si peu de « Phantom thread », « Pentagon papers » et « La forme de l’eau » que je ne les cite même pas.

« L’amant double » ne date pas de 2018 mais je l’ai vu cette année. Un thriller psychologique platement inconséquent. Je l’ai mis pour me souvenir d’un week-end bâlois fort agréable.

En égrainant la liste des films (53 pages du site) sortis cette année, je n’ai pas vraiment de regrets. Pourquoi la plupart de ces productions me paraissent-elles vaines et inutiles?

Il me manque tout de même « Le grand bain »(pour la comédie), « Woman at war » (pour le cinéma islandais), peut-être « Mademoiselle de Joncquières » (pour le film en costume), « Chien « (pour Macaigne), « Vincennes l’université perdue » (pour la nostalgie), « Rester vivant:méthode » (pour ces fous géniaux:Iggy Pop et Houellebecq), « Chriss the swiss » (mi-animation), « Heureux comme Lazzaro » (pour la fable sociale), « Leto » (pour le rock russe) et « Sophia Antipolis » (pour le concept).

12 réflexions sur “Cinéma 2018…bof!

    1. oui, il n’a pas eu l’heur de plaire à tout le monde et moi qui n’achète pas de DVD, je l’ai fait pour celui-là! Je trouve ce réalisateur, Ostlund, captivant. Tous mes voeux pour 2019!

  1. Chère amie blogueuse,

    Je n’ai plus le temps de faire de la critique de cinéma. Cette activité est trop chronophage. Je reprendrai ce champ (que j’apprécie pourtant) peut-être plus tard. Votre post m’invite – si vous me le «  »permettez » » – à en faire un peu – pour vous et pour les personnes qui vous lisent.

    Même si globalement je suis d’accord avec vous sur le bilan décevant que vous tirez au sujet du cinéma en 2018, il est tout de même sorti quelques grands films cette année qui paraissent être passés à côté de vos radars (il est vrai qu’il faut en voir beaucoup pour en voir un qui sorte du lot et il faut essayer d’éviter les autres – beaucoup trop nombreux – et l’on n’y parvient pas toujours…)

    Ainsi, je me permets d’attirer votre attention sur ceux que j’ai préférés.

    Au-dessus de tous, « Le poirier sauvage » de Nuri Bilge Ceylan (2018). Nuri Bilge Ceylan est un réalisateur (turc) énorme. Comme « Winter Sleep » (en 2014), « Le poirier sauvage » est un film-monde ; un film-somme, Très dense et très difficile à résumer, certainement un très grand film.

    En 2018, d’autres films ont apparemment échappé à votre vigilance : « America » Claus Drexel (2018) (sur l’état de l’Amérique profonde aujourd’hui : très inquiétant) ; « Mektoub my Love », Abdellatif Kechiche (2018) (Abdellatif Kechiche est devenu un des plus grands réalisateurs français. Aujourd’hui, il a indéniablement trouvé un style très personnel ; à suivre sans doute impérativement. Comme avec ces films précédents, Abdellatif Kechiche n’est pas et ne sera sans doute jamais un réalisateur consensuel) ; « Senses » Ryusuke Hamaguchi (2015-2018) (un long-métrage de 10 heures à voir en plusieurs épisodes, qui tient absolument en haleine, sur la condition de la femme aujourd’hui au Japon ; pays par certains côtés très moderne et par d’autres, comme pour l’égalité homme-femme, très-très en retard !!! ; un chef-d’oeuvre) ; « Lazzaro Felice » d’Alice Rohrwacher (2018) (Alice Rohrwacher est une des plus grandes réalisatrices italiennes d’aujourd’hui et son film – chef d’oeuvre également est bien davantage qu’une fable sociale. Alice Rohrwacher est une grande héritière de Pasolini).

    Peut-être ne fallait-il pas trop négliger « Everybody Knows » d’Asghar Farhadi, parce qu’il traite de la rancœur sociale due aux inégalités au sein d’une même famille qui entreprend tout pourtant pour être heureuse.

    J’ai quand même aimé « Une affaire de famille » de Hirokazu Kore-eda, même si, comme tout le monde, j’ai été dérouté par son début, mais parce que le réalisateur prend un malin plaisir à nous mener sur de fausses pistes (y compris formelles). Du point de vue du Japon (cf le chef d’oeuvre : « Senses »), « Une affaire de famille » est un film ultra-transgressif. Il ne s’agit pas du tout d’un film fait de bons sentiments (alors que le début du film – naïf et appuyé – consiste dans la question de sauver une petite fille). Dans un pays – le Japon – où la famille est une institution traditionnelle intouchable, « Une affaire de famille » met le lien familial en question, qu’est-ce qui fonde une famille ? Qu’est-ce qu’un père ? Qu’est-ce qu’une mère ? Qu’est-ce qui fait l’attachement familial et corollairement qu’est-ce que l’attachement amoureux ? et les réponses apportées ne sont pas du tout convenues (c’est le moins qu’on puisse dire…). C’est pourquoi au bout du compte, j’ai beaucoup aimé…

    « Square » (que vous citez) (Ruben Östlund est un réalisateur suédois indéniablement à suivre) est un film de 2017, paru en 2018 (?) ; par conséquent, je vous cite quelques autres grands films de 2017 parus début 2018 (tous sont à voir «  »impérativement » ») : « Petit paysan » de Hubert Charuel (2017) ; « Ni juge, ni soumise », de Jean Libon et Yves Hinant (2017) ; « Jeune Femme » de Léonor Serraille (2017) ; « Carré 35 » d’Eric Caravaca (2017) ; « The Florida project » de Sean Baker (2017).

    Voilà mon petit palmarès…

    Je vous souhaite une très belle année (artistique et autre-s) en 2019.

    Bloguement vôtre.

    1. Un tout grand merci d’avoir pris la peine de transmettre votre palmarès. Comme je connais vos goûts très sûrs et informés en matière d’art, je suivrai autant que possible vos conseils. Les infos indigènes sur Affaire de famille l’éclaire d’un jour nouveau et intéressant, encore merci.
      Tous mes voeux pour l’an neuf 2019!

      1. Ne me remerciez pas. Nous avons un point commun : le plaisir du partage. Bloguement vôtre.

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