Jeff Koons § L’art au bord du vide

Je ne suis guère sensible au travail de Jeff Koons. Comme il est dit dans ce bel article du blog « Je beurre ma tartine », je n’y trouve ni la beauté, ni l’émotion, ni la réflexion que m’offrent des artistes comme Bill Viola, Marina Abramovic, Thomas Hirschhorn ou Ernest Pignon-Ernest. Pourtant le miroir sociétal reflété par son oeuvre est plutôt ressemblant…outrance matérielle, artificialité, instantanéité de l’image, futilité et finalité réflexive nulle.

Statue en acier inoxydable, bois, sol, tissu géotextile, système d’irrigation interne, plantes à fleurs vivantes 1234.4 x 1234.4 x 650.2 cm

J’en ai appris plus par le blog JMP dont voici le lien « Jeff Koons rétrospective 1978-2020« 

La démarche de l’artiste, que j’avais tendance comme beaucoup à prendre pour un opportuniste kitsch, y est expliquée accompagnée de citations bienvenues. On comprend peu à peu que l’oeuvre est, telle une catharsis, un placebo contre la mort, que le jouet gonflable monumental est censé contenir l’air qui emplit nos poumons à chaque respiration, il est une métaphore de l’immortalité, de l’optimisme et de la fête. On peux trouver cela un peu léger et surtout très moche… Certaines de ses oeuvres renvoient à l’histoire de l’art. Ce que Jeff Koons malgré tout cherche à transmettre est quelque chose qui se veut joyeux, ludique et insouciant.

Son bouquet de tulipes, qui a outré pas mal de gens, a été offert à la ville de Paris après les attentats de 2015. À l’image de la statue de la Liberté, Bouquet of Tulips est financé par des donateurs privés américains et français, tous soucieux de pérenniser les liens d’amitié et de soutien entre les deux peuples. D’aucuns lui trouvent plutôt des airs de culipes… (cf Yves Michaud)

Avatar de Ariane FleuryJe beurre ma tartine.

Mickael Jackson and Bubbles, Jeff Koons, 1988 © Jeff Koons Mickael Jackson and Bubbles, Jeff Koons, 1988 © Jeff Koons

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Si parfois les noms à l’affiche des expositions de Centre Pompidou peuvent laisser une partie du grand public perplexe, celui de Jeff Koons résonne largement. Ses œuvres « néo-pop » à l’aspect ludique et monumental, son statut d’artiste vivant le plus cher au monde et une image savamment contrôlée ont fait de lui une figure mythique qui dépasse largement les frontières du monde restreint de l’art contemporain.

Cette fois, pas de scandale ou de gros coup de communication comme au Château de Versailles en 2008 : le Centre Pompidou présente une rétrospective sobre, classique. Cependant, cette exposition secoue la sphère culturelle française. Malgré ses 35 ans de carrière et surtout son statut de superstar avérée, Koons continue à questionner et à provoquer le débat.
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Large Vase of Flowers, Jeff Koons, 1991 © Jeff Koons Large Vase of Flowers, Jeff Koons, 1991 © Jeff Koons

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Pop star

La mise en scène…

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5 réflexions sur “Jeff Koons § L’art au bord du vide

  1. Oui , Jeff Koons toujours en costume-cravate … et qui s’affichait avec la Cicciolina et aujourd’hui avec certaines autres …… je me demande ? … Et alors son art ……. je me demande aussi … ?

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      1. Peut-être bien , mais je n’ai jamais suivi son travail car je ne comprends pas où il veut en venir ! … Il s’expose lui-même , toujours bien rasé et bien coiffé , souriant , parfois nu … bon , je ne vois pas l’intérêt ni la démarche ! … Un peu Kitch tout ça … Je ne dis pas ça pour le critiquer mais pour expliquer mon désintérêt …
        Au fait connaissez-vous Vanessa Beecroft et ses performances … ? très intéressant ! 🙂

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