Fondation Cartier pour l’art contemporain

Exposition Générale, du 25 octobre 2025 au 23 août 2026

Maquette (2, Place du Palais-Royal)

Je connaissais l’ancienne, la nouvelle est époustouflante…C’est véritablement une cité que j’ai eu l’impression de découvrir dans ce nouveau lieu situé tout à côté du Louvre. Tout en conservant l’allure externe du bâtiment d’origine (1854-55), les volumes intérieurs ont été remaniés par l’architecte Jean Nouvel. Cinq plateformes réglables à différentes hauteurs renouvelleront les espaces d’exposition.

Panamarenko, Panama, Spitzbergen, Nova Zemblaya, 1996, Acier, verre acrylique, peinture, moteur, tubes fluorescents, caméra, moniteur, matériaux divers, 600 x 705 x 344 cm © Panamarenko

Dans la configuration actuelle, des passerelles sillonnent l’édifice, permettant des points de vue alternés sur les oeuvres. Cette exposition d’oeuvres choisies de la Collection retrace quarante ans de création contemporaine internationale, des fragments d’expositions passées.

© Olga de Amaral, Muro en rojos, Laine et crin de cheval, 700 x 830, 1982 et à droite, Fabrice Hyber

Quatre thématiques (Machines d’architecture, Être Nature, Making Things, Un Monde Réel), assorties de productions de certains artistes phares de la Collection, présentent un ensemble hétérogène d’oeuvres diverses. Poterie, sculpture, peinture, installation, photographie et techniques variées proviennent d’artistes internationaux. De larges baies vitrées incluent la vie citadine à la promenade muséale.

Freddy Mamani, Diablada, 2024

Durant près d’un siècle, le bâtiment fut occupé par le Grand Hôtel du Louvre et les Grands Magasins du Louvre. L’architecte y a imaginé une « grande machine intérieure » permettant la modulation des espaces.

Raymond Hains (brise-lames de Saint-Malo) pour l’exposition « Du Grand Louvre aux trois Cartier »

Transparence, béton et acier composent une scénographie bien loin du traditionnel « white cube ». La déambulation reste très fluide, malgré une foule de regardeur.euses, telle une balade adaptée à chacun.e, et ses surprises qui nous attendent au tournant d’un couloir.

Arcades et hauts plafonds répondent aux oeuvres monumentales et laissent apercevoir ce qui nous attend à la prochaine plateforme. L’oeuvre, auparavant vue de loin, prend un tout autre aspect lorsque l’on s’approche..

Personnes et personnages se croisent et se ressemblent… ou pas…

… des peintures qui s’apparentent à des photos et des photographies qui semblent peintes…

… une vasque en céramique hygiénique qui n’est pas Fontaine, mais on pourrait boire de son eau …

… des portraits connus et inconnus où chacun peut désigner du doigt sa propre culture…

… Découvrir un Garouste inhabituel et un Penone jamais vu …

… Ajuster la carte du monde à l’oeil de Chéri Samba et voir le sud en haut, l’Afrique élargie et les justes proportions rétablies…

Chéri Samba, La Vraie Carte du Monde ( au bas, extrait du livre de Lilian Thuram « Mes étoiles noires »)

… Une nouvelle fois s’extasier devant les clichés subtils de Francesca Woodman...

… et continuer nonchalamment, de paysages en découvertes, passer de peinture à sculpture, du noir/blanc aux couleurs intenses, d’une petite chose à une immense, d’une pratique ancestrale revisitée à une technique actuelle de pointe…et aussi de « ça ne me parle pas » à « J’aimerais vivre avec! »

3 réflexions sur “Fondation Cartier pour l’art contemporain

Laisser un commentaire