Christian Marclay (1955) § 48 war movies / screams

Le travail de Christian Marclay repose sur des objets, images ou sons qui existent déjà et qu’il manipule.
 
« 48 films de guerre » (2019), film de Christian Marclay, montre quarante-huit rectangles concentriques composés d’images en mouvement. Les films sources décrivent des conflits allant de la guerre de Sécession aux combats en cours en Irak. Ce sont donc uniquement les bordures de ces 48 films incrustés les uns dans les autres que l’on devine. Le tintamarre de leurs bandes sonores en surimpression évoque une violence inouïe.
Quelques images reconnaissables apparaissent sur les bordures, ainsi que des sons, toutes choses que l’on préférerait ne pas discerner…
Une oeuvre impressionnante qui n’a ni début ni fin. Images sans images du déchaînement de la violence et ce mur de sons déchirants quoiqu’indéfinissables.

Dans la même exposition, une série sur le cri (scream), où Christian Marclay transpose des détails de bandes dessinées américaines et de mangas japonais en les réunissant. Il recompose avec ces fragments un visage hurlant et le grave sur une planche de bois en utilisant les noeuds et les veines qui semblent alors pareilles à des ondes sonores.

Le collage initial est numérisé, agrandi et sculpté dans des panneaux à l’aide d’une machine à découper contrôlée par ordinateur. Les gravures sur bois sont imprimées et colorisées avec une presse à eau-forte. De grands formats d’environ 2m de hauteur.

« Le cri est le son humain le plus basique, le premier que nous produisons à notre naissance. L’agrandissement du collage rend le cri plus fort, même si vous ne pouvez pas l’entendre » Christian Marclay

Scream (Eye Popping), 2017, by Christian Marclay. © The artist and White Cube. Photography: George Darrell

Ce faisant, il rend hommage au célèbre « Cri » de Edvard Munch dont il existe cinq versions (deux peintures, un pastel, un au crayon et une lithographie) réalisées entre 1893 et 1917.

Deux médias, deux manières de dénoncer la violence et l’horreur.

 

Biennale de Venise 2019

Trois semaines pour assister à la célèbre installation vidéo de Christian Marclay à Genève. Composée de milliers d’extraits de films, la projection dure 24 heures, mais il est possible de n’en voir qu’une partie….

3 réflexions sur “Christian Marclay (1955) § 48 war movies / screams

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