Le Musée d’élastomère gravé § 32 artistes vaudois

Le Musée d’élastomère gravé, est une édition limitée de 32 tampons réalisés par des artistes vaudois (Suisse) réunis en un musée portatif par Federica Martini et Karine Tissot pour l’Association des Amis du Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne.

Disponible à la vente à la librairie-boutique du MCBA dès le 5 octobre 2019 (CHF 160.- la boîte).

Veuillez noter que cette chronique est une démarche et une recherche personnelle et non une diffusion officielle de l’Association des Amis du MCBA. Si les artistes cités sont en désaccord avec ma présentation (constituée de trouvailles sur le web), des changements ou suppressions sont évidemment possibles en tout temps. Contact par MP sur Facebook page « Culturieuse ».

Pour en savoir plus sur un artiste, cliquez sur les liens (définis par les mots de couleur bleue).

Boîte 1: Emmanuelle Antille, Luc Aubort, Caroline Bachman, Manon Bellet, Sophie Bouvier Ausländer, Delphine Coindet, Claudia Comte, Sylvain Croci-Torti

Emmanuelle Antille (1972), vidéaste plasticienne, son travail se situe à la frontière de la fiction et du documentaire, ses thèmes récurrents tournent autour du décalage avec la réalité, de la limite entre rêve et réalité, des relations humaines : les rituels et les codes, les relations intimes et les rapports de force au sein de diverses communautés.

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Film documentaire sur le processus créatif.

Luc Aubort (1971), peintre et sculpteur, arrangements d’abstractions géométriques déclinés sur différents supports. Les sculptures assument une fonction de modèle ou d’intention, des croquis tridimensionnels face aux peintures.

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Caroline Bachmann (1963), peintre, peinture figurative, mais non réaliste, de portraits et paysages où le signe et l’aspect graphique sont importants.

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Manon Bellet (1979), travaille sur le papier, matière vivante, et ses multiples propriétés: fragilité, légèreté, absorption de la lumière et possibilités de transformation.

« Le feu fait allusion à un archaïsme, à des formes primitives de vie, à l’opposé des progrès technologiques. (…)Je décide de l’instant précis de l’arrêt de la calcination. »

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Photography: Viktor Kolibàl, 2010.

Sophie Bouvier Ausländer, plasticienne, travaille sur le territoire, le relief, les mondes à construire et à transformer, avec des installations temporaires ou permanentes.

« En physique ou en philosophie, les concepts de mondes possibles ou de multivers se fondent sur l’intuition que les choses pourraient être autrement. Mon travail part de la même intuition: l’irruption du champ des possibles prend des formes multiples qui, pour certaines, sont transcriptibles par le dessin. »

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Delphine Coindet(1969), artiste multimédia, travail informatique graphique sur des objets existants dont la réalisation est confiées à des artisans.

« Finalement, j’aimerais que l’auteur soit la personne qui regarde. Mes œuvres seraient alors des « potentiels », des espèces de machines à produire des « relations » ».

© Photo : André Morin

Claudia Comte (1983), peintre et sculptrice, croisement des cultures,  mémoire des matériaux, travail à la tronçonneuse sur bois.

« Dans ma pratique, je joue entre autres avec cet environnement naturel et l’esthétique rustique; je les détourne, de façon humoristique, même si je prends mon travail très au sérieux. »

Sylvain Croci-Torti (1984), peintre de monochromes où précision et incidents se rencontrent.

« Les œuvres sont divisées en plusieurs parties comme autant de rythmes sur lesquels je peux répéter le mouvement. J’aime l’acte de toucher la toile, le fait de jouer la peinture, la liberté d’avoir ces petits manques. »

Boîte 2: Philippe Decrauzat, Christopher Füllemann, Gilles Furtwängler, Elise Gagnebin de Bons, Charlotte Herzig, Alain Huck, Vincent Kohler, Laurent Kropf

Philippe Decrauzat(1974), abstraction dynamique sous formes de peinture, de peinture murale, de dessin, de sculpture ou d’installation, par des méthodes héritées de l’art conceptuel et du pop art.

« l’histoire des formes qui me fascinent croise le chemin du graphisme, du film, de l’architecture, de la musique et même de la littérature ».

Christopher Füllemann(1983), performeur, sculpteur de matières considérées comme inutiles ou artificielles pour leur donner vie et sentiment de mouvement.

«Tout est support au mot, parlé ou écrit.»

Gilles Furtwängler (1982), performeur, plasticien, travaille sur le texte et la communication.

« Le sujet principal de l’ensemble de mes textes pourrait être la banalité, cette banalité qui nous rassemble, qui fait qu’on se ressemble, qui nivelle les hiérarchies, qui rapproche l’art et la chirurgie, l’art et le massage suédois, l’art et la dette mondiale, la dette mondiale et la plomberie, la plomberie et le bien-être, le bien-être et la Formule 1, la Formule 1 et la géopolitique. »

Gilles Furtwängler, 2014 © Annik Wetter

Elise Gagnebin de Bons (1976), plasticienne, installations, collages, vidéos, travaille sur la marginalité et la société.

Charlotte Herzig (1983), peinture comme prise de notes, installation.

« il s’agit sans doute de choses que je vois tous les jours mais sur lesquelles je ne fixe pas mon attention de façon délibérée ».

Alain Huck (1957), dessin au fusain, textes, figuration abstraite ou abstraction figurative?

«Etre ce que je suis, suivre ce qui sera, ce que vous êtes nous l’étions, ce que nous sommes vous le serez»

Laurent Kropf (1982), installation, travail sur la narration.

« La forme est en constante évolution, parce qu’elle représente ni plus ni moins la porte d’entrée à mon travail. »

Vincent Kohler (1977 ), peinture, sculpture, édition, vidéo, en référence à la culture populaire.

 les « (…)petites choses agréablement ridicules qui comblent les temps morts de la vie : des châteaux de purée, des animaux en patate, des bonshommes en papier, etc. »

Boîte 3 : Elisabeth Llach, Jean-Luc Manz, Karim Noureldin, Virginie Otth, Sandrine Pelletier, Guillaume Pilet, Annaïk Lou Pitteloud, Elodie Pong

Elisabeth Llach (1970), peinture (inspiration figure féminine), installation.

(Qui sont ces femmes?)«Il n’y a pas de réponse possible. Et cette impossibilité découle de la complexité d’une figure donnant la vie alors que la sienne est toujours bridée par les inégalités.»

« Ne t’inquiète pas », 2008-2009, photo Geoffrey Cottenceau

Jean-Luc Manz (1952), peinture, dessin, estampe, (abstraction géométrique), carnets de recherches.

« Ces carnets me sont un soutien intellectuel et moral pour continuer mon travail » Entretien

« Rocky et Tornade II », Jean Luc Manz

Karim Noureldin (1967), abstraction, dessin, support architecturaux.

«Même si vous voyez de la peinture sur les murs aujourd’hui, il faut savoir que toutes les formes ont été dessinées à la main, au crayon, au trait.»

Karim Noureldin. « Oleput (the making of) », 2012

Virginie Otth (1971), photographe, plasticienne, questionne la nature de l’image photographique.

«Le sujet importe peu, c’est une composition faite avec des outils qui servent au regard. J’aimerais me distraire de la possible réalité de l’objet/sujet par la multiplication des vues, des points de vues, des lumières, des champs de netteté, des supports. Observer “le regard posé sur”, le “comment donner à voir”» référence

Sandrine Pelletier (1976), expérimentations de techniques artisanales sur divers matériaux. Joue avec le feu.

«J’aime l’art quand ça chamboule, quand ça alarme» Référence

Composition n°1 (water) – 2015 Charcoal in-situ (2200 x 350 cm)

Guillaume Pilet (1984), oeuvre protéiforme, peinture, sculpture, performance, installation, céramique, décloisonne les pratiques et les styles.

« Je parcours le vocabulaire des survivances qui hantent nos imaginaires collectifs » Plus

Dream a Little Drama,2017

Annaïk Lou Pitteloud (1980), installation, photographie, vidéo, microfictions entre documentaire et imaginaire.

« L’image la plus simple n’est jamais une simple image » Georges Didi Huberman

The Hole, 2015

Elodie Pong (1966), sculpture, dessin, dès 1995 performance, installation vidéo, écriture, outils d’analyse de l’humain.

Secrets for Sale TRAILER from Elodie Pong on Vimeo. 2001

Boîte 4: Anne-Julie Raccoursier, Augustin Rebetez, Didier Rittener, Anne Rochat, Maya Rochat, Darren Roshier, Jean Scheurer, Bernard Voïta.

Anne-Julie Raccoursier (1974), vidéos, photographies, installations, regard singulier entre captation du réel et mises en scène spectaculaires.

(…) le spectateur aborde différents domaines tandis qu’une image se forme alors dans son esprit et conduit à une réflexion ultérieure.

© Anne-Julie Raccoursier

Augustin Rebetez (1986), peinture, photographie, vidéo, sculpture, installation, théâtre. Anime un univers peuplé d’étrangeté entre poésie rêvée et cauchemardesque.

J’aime cette idée de m’adresser à un maximum de gens. Il y a ceux qui sont très sensibles au visuel, ceux qui ont besoin d’un texte ou d’un bout de phrase pour s’installer dans un univers.

Didier Rittener (1969), peintre,dessinateur, sculpteur, interventions in situ, réappropriation de motifs et d’images.

(…) le dessin offre une référence incertaine au spectateur et questionne la distance entre fiction et réalité, entre mémoire individuelle et collective.

Anne Rochat (1982), performeuse, travaille sur le corps et ses limites.

Entretien

Maya Rochat (1985), photographie, performance, installation, collage d’images fixes et animées.

« Organiques et sauvages, les motifs sont ouverts. En liant la magie de la photographie à la physicalité de la peinture, je génère un processus lent d’images en mutations, reflétant notre monde en flux permanent« .

Darren Roshier (1990), installation, performeur de l’autofiction ou « auto-historicisme »,  questionne le statut d’artiste au sein de la société.

Mon travail se caractérise par diverses tentatives de jouer avec le cadre. Ce dernier peut-être l’institution, le monde de l’art, voir l’essence même de tout processus de création.

Livre

Jean Scheurer (1942), peintre, sculpteur, dessinateur abstrait, travaille sur la définition de l’espace en divers médias.

Scheurer s’’affirme dans la rigueur verticale conquise, dans l’’humanité troublante de l’’horizon, dans les travers de la révolte. Entre maîtrise et fragilité, sa peinture se construit comme une ascèse vers l’espace. Nicolas Raboud

2012

Bernard Voïta (1960), sculpture, installation, photographie, architecture, objet, travaille l’illusion de la perspective.

Sans trucage lors du tirage, l’art de ce plasticien est un jeu d’équilibre sensible entre la présence d’une image apparemment abstraite, sa réception, sa perception et sa compréhension qui ouvre tous les possibles de l’imaginaire. Source

Melancolia III, 2013 © Bernard Voïta

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