Massimo Furlan (1965) / Federico Fellini (1920-1993) § Turin

DSC_0236-960x637Metteur en scène, performer, plasticien suisse.

Après une formation à l’Ecole des Beaux-Arts de Lausanne (1984-1988), Massimo Furlan collabore avec différentes compagnies de danse et de théâtre et expose régulièrement (cf. galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris). Il fonde en 2003 Numéro 23 Prod, mettant l’accent sur la performance et l’installation.

picture_004Schiller Thriller© Massimo Furlan 2007—2014

Tout part de l’enfance, de la mémoire de l’enfance. Massimo Furlan, suisse d’origine italienne, mêle burlesque et philosophie, poétique et esthétique populaire dans des productions qui lient sa culture italienne et ses souvenirs d’enfance. Le spectateur est invité, sans injonction, à entrer dans un monde connu mais fantasmé, un monde de lumière, de sons et de mouvements.

Le spectacle « 1973 » se base sur le souvenir lumineux de l’enfant de 7 ans qu’était Massimo Furlan découvrant le concours de l’Eurovision de la chanson. La performance élargit la réflexion sur la fascination d’alors, la variété populaire, le statut d’idole et questionne sur la diversité et l’évolution des goûts culturels.

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Le projet » Furlan Numéro 23″ évoque le rêve d’enfant de devenir champion de foot. L’artiste joue le match seul sur un stade (Lausanne, Paris) accompagné du commentaire réel du match choisi.

Pour chaque création, le choix du lieu (stade, aéroport, gare, rue, bar, scène) et de l’espace à investir est d’importance. Sans moquerie, avec sincérité, Massimo Furlan base son propos sur le décalage entre le modèle et son incarnation maladroite, ce qui provoque rire ou malaise et questionne le spectateur. Quand a-t-on l’air idiot? Où se loge le ridicule? L’enfant qui joue à faire semblant se construit à partir de modèles et en retire plaisir et expérience. Pour lui, le rêve et la réalité s’associent et renforcent l’individualité.  Massimo Furlan est fasciné par les icônes (champions, chanteur de charme, la Vierge, Superman…) et le désir d’identification qu’elles provoquent. Son dispositif permet de se projeter dans l’envie d’y ressembler et de mesurer l’écart qui subsiste entre soi et ce modèle qui nous échappe.

picture_003(Love Story) Superman © Massimo Furlan 2007—2014

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Les photographies sont de Pierre Nydegger et Laure Ceillier.

Les références ci-dessus sont tirées du texte de M.Yvan Schwab, directeur du musée Alexis Forel, Morges.

  Le cinéaste Federico Fellini représente un univers de référence important pour Massimo Furlan. La horde de motards traversant la ville dans Roma (1972) est à l’origine d’un magnifique film vidéo : Furlan/Morges est un projet qui rejoue une scène d’adolescence. Mêmes acteurs trente ans plus tard, de nuit, sur de vieux vélomoteurs et une ambiance toute fellinienne éclairant les « monuments » de la petite ville vaudoise.

Furlan_Morgeshttp://www.massimofurlan.com

Federico-Fellini-photo-27552Federico Fellini eut, dans sa jeunesse, une préférence pour le cinéma burlesque (Chaplin, Keaton,…). Il considérait les acteurs comiques comme des bienfaiteurs de l’humanité. Enfant, il s’enfuit et se joint à un cirque. A 17 ans, il publie ses premiers croquis et dessine des caricatures. Il est passionné de Fumetti (bandes dessinées).

Fellini_DessinRêve du 1er avril 1975, dessin de Fellini

Il épouse Giulietta Masina en 1943 à Rome. Elle est l’inoubliable interprète de Gelsomina dans « La Strada » (1954), la muse indéfectible de Federico.

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Il débute au cinéma en tant que scénariste et assiste Roberto Rossellini. C’est en 1950 qu’il réalise son premier film en solo et en 1952 qu’il rencontre le compositeur Nino Rota, son musicien attitré.

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En 1960, La Dolce Vita reçoit la palme d’or à Cannes, la consécration. Il réalisera 24 films de 1950 à 1990, dont Roma et Amarcord, films autobiographiques.

En savoir plus sur Fellini, l’un des plus grands réalisateurs du XXe siècle:

http://www.federico-fellini.net

http://www.iletaitunefoislecinema.com/memoire/2122/fellini-cinema

Dès les années 80, Federico Fellini dénonce la « berlusconisation »de l’Italie et les méfaits de la télévision.

1737718_7_711c_le-batiment-de-la-pinacoteca-giovanni-e-marella_85ec9e65babf098ac95817809b86bdbbPinacoteca Giovanni et Marella Agnelli

Ville qui a vu naître l’Arte Povera, Turin (Torino) est considérée comme la ville d’Italie la plus intéressante dans le domaine de l’art contemporain. La Fondazione Sandretto  Re Rebaudengo, la Fondazione Merz, le Castello di Rivoli,  le Parco d’Arte Vivente ou la foire d’art contemporain de la ville (seule foire d’Europe soutenue par une tutelle publique) sont les lieux de la résistance artistique contemporaine italienne. Quand les musées de Palerme, Naples et même Rome oscillent entre mort et résurrection, le Piémont est devenu un lieu incontournable de l’art actuel. (cf.le Monde, 6.01.2014« Mis à mal en Italie, l’art contemporain fait de la résistance à Turin »E.Le.)

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