La Dame de la Mer (1888) § amour inconditionnel

La dame de la mer (Photo : Marc Vanappelghem)

Du 12 au 24 novembre 2013 au théâtre Kléber-Méleau de Lausanne.

La critique du journal Le Temps :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/38517d52-3c08-11e3-822b-e4af22f427b0|

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Omar Porras (Teatro Malandro) met en scène cette fresque qui commence très sérieusement avec un piano virtuose et solitaire, continue avec des airs de comédie musicale des années cinquante et se développe jusqu’au lyrisme de façon magistrale. La merveilleuse scénographie d’ Amélie Kiritzé-Topor n’est pas pour rien dans la réussite de la pièce, images, décors et et lumières se mêlant aux personnages en une chorégraphie extrêmement onirique. Portée par des comédiens excellents, (mention au Lyngstrang de François Praud ), cette comédie dramatique surprend, réjouit et donne à penser. Tout pour plaire!

Fruen-fra-havet-Münch

La Dame de la mer, Edvard Münch, 1896

Cette pièce d‘Enrik Ibsen (1828-1906), dramaturge norvégien, explore les thèmes de l’amour et de la liberté. Ellida, ayant épousé le docteur Wangel, se refuse à son mari depuis la perte de leur enfant en bas âge. Elle est atteinte d’une mystérieuse nostalgie de la mer (symbole de désirs inassouvis?). Les deux filles du docteur n’acceptent pas cette jeune femme venue remplacer leur très regrettée mère disparue. Arrive Arnholm, l’ancien précepteur des filles, puis Lyngstrang, un sculpteur tuberculeux et fantasque. Lorsqu’Ellida avoue à son mari qu’elle rêve encore de l’étrange et mystérieux marin qui a disparu en lui promettant de revenir la chercher, et que celui-ci apparaît, Wangel finit par lui laisser le choix et la liberté de s’en aller avec lui. C’est cette liberté et cet amour inconditionnel qui va décider Ellida  à choisir celui qui l’accepte et la reconnait telle qu’elle est.

Accepter le bonheur de l’être aimé avec un autre, sacrifier sa propre satisfaction au profit de la liberté de choix. Ibsen, au 19e siècle, expose une vision moderne et féministe du couple. Exemple de l’amour inconditionnel, l’amour parental lui-même est-il toujours aussi absolu, altruiste et sans réserve? Le magnifique exposé d’Andrew Solomon à TED en donne un aperçu :

2 réflexions sur “La Dame de la Mer (1888) § amour inconditionnel

    1. Ben oui, je ne dis pas que c’est inné et facile, mais si on va au bout du raisonnement… l’amour total n’est-ce pas le bonheur de l’être aimé avant le nôtre…dans l’absolu…et surtout après la période de l’amour passion

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